Communiqué de presse - Les entreprises de la région continuent la mobilisation pour les TET7/8/2025 Coaticook, 8 juillet 2025 - Lundi le 7 juillet s'est tenue, à l'initiative de la CCIRC, une rencontre entre plusieurs entreprises et des représentants politique et de l'administration publique afin de réitérer le caractère essentiel pour la prospérité de leur entreprises de l'accès à des travailleurs étrangers temporaires.
Le constat est unanime chez les entreprises, la situation est alarmante. Des conséquences ont déjà des impacts concrets dans plusieurs entreprises et la vision sur le moyen-long terme est encore pire. Les entreprises se sentent flouées par les changements apportés qui réduisent le pourcentage de TET permis dans une entreprise de 30 à maintenant 10% du total des employés. Dans les dernières années, elles ont pourtant été fortement encouragées à recruter à l’international, ce qu’elles ont fait à grands frais, par l’embauche de consultants spécialisés, par le temps investis par les dirigeants et les équipes pour accueillir les travailleurs et par l’accompagnement offert dans la gestion du logement, de l’apprentissage du français en entreprises et autres démarches plus larges d’intégration aux milieux de vie. Ces investissements ont été fait en parallèle et en adéquation avec d’autres encore plus importants comme la robotisation, le développement de marché ou des agrandissements, représentant des millions de dollars. Les changements au niveau des règles permettant l’embauche de TET met en péril tous ces investissements puisqu’ils ont été faits en considérant la main d’œuvre étrangère dans leurs opérations. Il est très difficile voire impossible pour les entreprises d’embaucher une main d’œuvre locale pour ces emplois. Ils sont souvent durs physiquement, parfois soumis aux aléas de la météo et demandent de la flexibilité et de la disponibilité dans les horaires. Des critères peu valorisés par la population active du Québec. Tandis que pour d’autres entreprises, il s’agit de travailleurs occupant des postes stratégiques pour la prospérité de l’entreprise. Ce constat s’applique aussi bien aux entreprises industrielles qu’agricoles ou commerciales dans notre région rurale. Les restrictions sont moins marquées pour le milieu agricole. Malgré ceci, les craintes sont importantes étant donné l’impact dévastateur qu’en auraient de plus contraignantes et les liens évidents avec le secteur de la transformation, qui lui, est forcé de réduit le pourcentage de TET de 30% vers 20% maximum des employés totaux. Les chaines de collecte/attrapeur, d’abattage et de transformations sont essentielles aux activités de production primaire, tout est lié. Une diminution dans ces capacités de transformation alimentaire est une réduction directe de l’autonomie alimentaire régionale et provinciale. L’UPA Estrie expose qu’environ 200 TET sont présents sur les entreprises agricoles actuellement dans la MRC et qu’ils sont essentiels au maintien en activité de ces entreprises. Une lourdeur dans l’administration des programmes est aussi dénoncée. Environ 90% des demandes sont requestionnés en remettant en cause le besoin d’embauche à l’étranger ou la reconnaissance des revenus de quota comme un revenu garanti. Les délais de réponses demandés, en moins de 48h, sous peine de se voir fermer son dossier apportent beaucoup de stress aux producteurs·trices qui jonglent déjà avec des horaires non conformes pour leurs travaux. Finalement, les inquiétudes sont grandes au niveau du traitement de demandes d’évaluation de l'impact sur le marché du travail (EIMT) par Emploi et Développement social Canada (EDSC). Selon les nouvelles consignes, les demandes provenant des régions métropolitaines, comme Sherbrooke, ne seront plus traitées si le taux de chômage atteint 6%. Une portion du territoire de la MRC de Coaticook se trouve dans cette zone, Waterville, Compton et une portion de Coaticook. Le taux actuel est de 4,5% en Estrie pour le mois de mai. L’atteinte du taux menant aux restrictions serait catastrophique pour la capacité d’embauche des entreprises manufacturières particulièrement. En ce qui concerne le secteur agricole, plusieurs exemptions sont encore en vigueur, comme pour le secteur de la transformation alimentaire qui est exempté, mais a tout de même été restreint à 20% de sa main d’œuvre au lieu de 30%. Considérant la révision actuelle du Programme des travailleurs étrangers temporaires par EDSC, il demeure crucial, tant pour les entreprises que pour le Québec, de préserver cet accès à une main-d’œuvre essentielle à la sécurité alimentaire de tout le monde. Les demandes sont claires, les entreprises proposent :
Les intervenants présents ont démontré une excellente écoute et une belle volonté de comprendre la réalité de la région. Mme la Députée Marianne Dandurand a réitéré sa volonté de faire part des préoccupations des entreprises au plus haut niveau grâce à sa présidence du comité rural des députés. Son équipe est disposée à aider pour les suivis à l’IRCC ou liés aux TET. La représentante de Mme la Députée Geneviève Hébert exprime la disponibilité de l’équipe pour aider au niveau des certificat d’acceptation du Québec, de sélection du Québec ou de la RAMQ. La CCIRC se propose d’être le catalyseur de la récolte d’informations afin de fournir aux décideurs des données sur la réalité des TET en entreprise sur le territoire de la MRC de Coaticook. Un sondage est disponible, et les résultats seront communiqués aux instances politiques. -30- Renseignements Cynthia Corbeil Directrice générale, CCIRC 819-849-4733 [email protected]
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